La prochaine guerre sera ethnique ; elle le sera beaucoup moins du fait de l’échec de la coexistence pacifique entre les communautés que des manquements de l’État qui travaille essentiellement à exister qu’à faire coexister les groupes identitaires sous son autorité. Ainsi, plutôt que régulateur, il est acteur des batailles hégémoniques, non sans s’interdire de les atteler discrètement au droit positif.

 

L’État loin d’être impersonnel est, dans le cas du Cameroun, beaucoup moins une institution publique qu’une entité politique autochtone dont la méfiance vis-à-vis de l’allogène s’est imprimée autour de la controversée politique de l’équilibre régional qui élague le mérite au profit de la solidarité ethnique. Les inévitables rivalités pour le contrôle des ressources demandent alors de repenser la nature et le partage du pouvoir.

 

C’est ainsi que naviguer dans les méandres de l’économie ethnique, c’est faire face à un ensemble de variables socioéconomiques qui semble rappeler à tous, que le fondement du « dynamisme » est corrélé à une conscience identitaire qui pourrait muter en une territorialité politique.Ce travail sort de l’analyse et fait des propositions concrètes pour une citoyenneté alternative en 11 points

La Conscience Identitaire au Cameroun

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