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L'Assyrie : Pays du Dieu Africain Asiré

Dernière mise à jour : 9 mars 2023


Il est admis aujourd’hui que les nations éthiopiennes apportèrent, pendant des millénaires, la civilisation à peu près dans toutes les zones habitables du globe. Ce fût le cas notamment en ''Mésopotamie'' où, contrairement aux idées communément admises, ''les Assyriens'' des origines furent bien des Éthiopiens au sens ethnique et racial du terme. Le nom Assyrie porte en effet en lui-même le principe central et fondamental de la Religion africaine.


Asiré : Un Dieu Africain en ‘’Mésopotamie’’

Les noms Assyrie et Syrie sont réputés dériver de Assur, nom d’une des capitales de ce qui s’apparente en ''Mésopotamie'' à une Fédération de royaumes selon le modèle classique africain comme ce fut le cas en Égypte, au Kongo, en Abyssinie ou encore au Wagadou (Ghana, Mali) pour ne citer que ceux-là.

Ashur ou Assur : Ville-Région, fondée par les Éthiopiens/Africains, des millénaires avant le début des migrations et invasions venues du Caucase


Le nom Assur révèle l’identité ethnique et raciale des populations indigènes de la région. En effet, comme on peut aisément le deviner, Assur ou Ashur n’est autre que Ausar (Asar, Ausiré, Osiris, etc.), le principe central et fondamental de la Religion africaine. C’est ainsi que chez les Fañ du Gabon, du Cameroun et de Guinée on aura : Asiré, Sira, Asar, Siré [1] tel qu’exprimé dans le tableau ci-après:

Signification

Notions particulières liées au nom

Asiré

Asiré vyè, coup de soleil

Sous-entendu brûlé par le soleil. Pourrait aller dans le sens de Éthiopiens

Asiré

Asiré bizi, récolte abondante des plantations.

Principe ou Dieu de la végétation, de l’agriculture, de l’abondance, de la fertilité, etc.

Sira

Peuples de la lagune dans la région de l’Omboué (Gabon actuel).

Y a-t-il un lien entre Sira et Syrie ou Syria ?

Sira

Verbe être au négatif A sira, il n’est pas

Ne pas être là, sous-entendu « être mort »

Asar

Arbre très épineux qui pousse dans les vieux débroussements.

Bon bois à brûler, donne un feu clair comme le sapin.

  • Appartient à la catégorie des arbres et plantes épineuses.

  • Asar est un arbre à longue vie qui résiste à la sécheresse. Il se bonifie avec l’âge (plus grande fructification)

Siré

Verbe

Produire des tubercules

Référence à l’agriculture, à l’abondance, à la fertilité


Asiré : Évidences et Témoignages oubliés

L'Assyriologie et l'Orientalisme présentent généralement le personnage ci-dessous comme étant le roi Assyrien Tiglath-Phalazar III (n.d. à -727).

Relief présentant un personnage dit être le roi Assyrien Tiglath-Phalazar III (n.d. à -727).


Sans équivoque, nous sommes en présence d’une sérieuse entorse à la vérité historique. Ce personnage n’est autre que Asiré lui-même, dit Assur, dit aussi Osiris [2].


Confirmant l’origine éthiopienne des premiers habitants et civilisateurs de la ''Mésopotamie'', de nombreuses sources et données historiques affirment l’idée selon laquelle les noms Assur, Assyrie, Syrie, dérivent de Ausar, Asiré, Siré, etc. Dans l’encyclopédie Britannica [3] on peut lire :


"Assur était un nom appliqué à la ville, au pays et au dieu principal des anciens Assyriens."

Qui sont ces anciens Assyriens ? Ils sont des Éthiopiens au même titre que les anciens Égyptiens, les Sabéens, les Soudanais, etc. dont, de tout temps et en tous lieux, l’organisation et la gestion de la nation reposait sur le principe nommé Asiré.





À gauche : Asiré À droite : Asiré dit Assur (et non un un roi Assyrien)


L’historien et orientaliste Samuel HOOKE dans son ouvrage, Babylonian and Assyria Religion [4], discute de la signification et de l’origine du nom Assur. Il écrit :

"D'abord, il y a le dieu principal de l'Assyrie, Ashur, dont les formes et variantes de nom apparaissent dans les premiers textes : on le trouve écrit comme A-sir, A-usar, A-shar, avec d'autres variantes ; d'où un lien avec le nom d'Osiris a été suggéré. La forme Ashar apparaît comme le nom d'un dieu Amorite, tandis que dans les liturgies sumériennes l'un des noms de Tammuz est enregistré comme Usir. Il a également été affirmé que le nom du dieu est dérivé du nom de sa ville, Ashur. Il est ainsi impossible de donner avec certitude l’origine de ce nom. En Assyrie, Ashur a assumé les rôles d'Enlil et de Marduk, et était aussi, comme on pouvait s'y attendre, spécialement le dieu de la guerre."

En effet, les dieux Anu, Marduk, Enlil, Tammuz, Nebo, Tasmitu, Sin, Shamas, Merodach, Bel, Isthar, Nergal, Ninip, Rimmon, Ea, etc., sont souvent opposés à Assur dans la littérature. Ce dernier est alors présenté comme étant le dieu suprême des seuls Assyriens tandis que Anu, Enlil et Tammuz seraient Sumériens et Marduk Babylonien.

Mais, comme c’est le cas dans les cosmogonies africaines, nous sommes en présence des différentes facettes et aspects de la même réalité à travers la notion de L’Un et le Multiple mise en lumière par le théologien Kalamba NSAPO dans son livre Monothéisme [5] :


"On le voit, l’opposition monothéisme versus polythéisme manque de pertinence. Si l’usage de l’être et des êtres, du maître et des maîtres, du seigneur et des seigneurs, du roi et des rois, du père et des pères, n’entraîne la création de l’opposition ‘mono’ versus ‘poly’, il ne paraît pas logique de donner naissance à l’opposition entre monothéisme et polythéisme. L’Afrique n’a que faire de cette errance monothéiste qui a les allures d’un discours de folie. "

En introduction de la Tablette 7 de l'épopée babylonienne relative à la création du monde [6] intitulé Enūma Eliš, Asari (ou Asaru) est présenté d’entrée de jeu comme le dieu (le donateur) de l’agriculture, le créateur des céréales qui fait pousser l’herbe, le garant de l’ordre depuis la maison du conseil (gestion de la nation), le tout-puissant qui accompli l’œuvre du créateur (la lumière du père qui l’a engendré) ; on peut ainsi lire :

  1. O Asari, "Donateur de la plantation", "[Fondateur de l'ensemencement],"

  2. "Créateur de céréales et de plantes", "qui a fait pousser [l'herbe verte]!"

  3. O Asaru-alim, "qui est vénéré dans la maison du conseil", "[qui abonde en conseil]"

  4. Les dieux ont rendu hommage, la peur [s'est emparée d'eux]!

  5. O Asaru-alim-nuna, "le puissant", "la Lumière du [ père qui l'a engendré]

  6. Etc.


Ce qui hier fut, est toujours aujourd'hui; « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » et, l’histoire de l’Afrique est l’histoire du Monde et vice-versa.


Pour En Savoir Plus


[1] Samuel Galley, Dictionnaire Fang-Français, Français-Fang, Editions Henri Messeiller, 1964.

[2] Herou Avenda, Assur, Le Processus d’Effondrement et de Destruction de la Civilisation africaine, Kiyikaat Editions, 6258 (2023), p.37-38.

[3] www.britannica.com/place/Ashur-ancient-city-Iraq

[4] Samuel H. Hooke, Babylonian and Assyria Religion, Hutchinson’s University Library, 1953, p.32.

[5] S. Nsapo Kalamba, Monothéisme, Editions Menaibuc, 2007, p.29.

[6] Leonard W. King, Enuma Elish: The Seven Tablets of the History of Creation, Fq Classics, 2007.

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